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La Fédération
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Carte d'identité de la Fédération
Les services de la Fédération
Fédération des Aveugles de France
58, Avenue Bosquet
75007 Paris
Téléphone : 01 44 42 91 91
Fax : 01 44 42 91 92
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Carte d'identité de la Fédération
Créée en 1917,
la Fédération des Aveugles et Handicapés Visuels de France n'a pris une ride. Européenne avant l'heure, attentive à ce qui se passe tant à l'intérieure qu'a l'extérieur de nos frontière, la Fédération s'est fixée comme objectif : "l'amélioration morale, intellectuelle et sociale de tous les aveugles, en France et à l'étranger". (article premier de ses statuts).
Reconnue d'utilité publique le 27 août 1921,
la Fédération des Aveugles et Handicapés Visuels de France défend les droits de tous les déficients visuels sans exception. Elle est présente dans les régions de métropole et d'Outre-Mer, au travers de ses 23 associations membres et des 21 groupements sympathisants.
La Fédération comme la plupart des grandes associations qui oeuvrent dans le domaine du handicap visuel, fait partie du CNPSAA (Comité NationaL pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes), dont Vincent MICHEL, président de la Fédération est le secrétaire général.
Ouverte sur le monde,
la Fédération fait également partie de l'Union Mondiale des Aveugles, de l'Union Européenne des Aveugles et de l'Union Francophone des Aveugles (UFA) où elle met tout en oeuvre pour venir en aide aux pays africains qui sont pour la plupart dans une situation dramatique. En Afrique, chaque jour, des personnes deviennent aveugles car elles n'ont pas accès aux moyens chirurgicaux ni aux médicaments pourtant existants.
Association citoyenne,
la Fédération des Aveugles et Handicapés Visuels de France est attentive à l'intégration sociale et professionnelle des plus fragiles : en particulier, les jeunes et les femmes aveugles, plus durement touchés par le chômage, les enfants et les personnes vieillissantes isolées. La Fédération est présente sur de nombreux terrains : aide sociale au quotidien, formation, aide en milieu scolaire, attribution de chiens-guides, accueil des personnes âgées dans 8 maisons de retraite spécialisées.
Européenne et solidaire,
la Fédération des Aveugles et Handicapés Visuels de France à participé à des très nombreux programmes en faveur de l'insertion professionnelle des aveugles dans les pays de l'Est, co-financés par la Commission Européenne.
Résolument tournée vers l'avenir,
la Fédération des Aveugles et Handicapés Visuels de France soutient depuis de très nombreuses années la recherche française en ophtalmologie les travaux du professeur José-Alain Sahel.
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Les services de la Fédération
1.Un accompagnement médical
Où consulter en cas de maladie oculaire?
Où s’adresser pour effectuer un examen ophtalmologique, obtenir un conseil sur
une maladie ophtalmique ou remplir un dossier pour faire valoir ses droits en tant
que personne handicapée auprès de la maison départementale du handicap ?
Où bénéficier d’une rééducation orthoptique en basse vision ?
Une consultation médicale
Un ophtalmologue, le docteur Nicolas Alfonsi, assure une permanence tous les lundis matin
de 10h30 à 12h au siège de la FAF à Paris.
Une orthoptiste, madame Marie-Hélène Vittrand, vous reçoit une fois tous les quinze jours et ce le jeudi, sur rendez-vous, pour des bilans basse vision et des séances de rééducation.
Ces consultations sont prises en charge par l’assurance maladie. Les patients n’ont pas
besoin d’effectuer une avance des frais médicaux.
Comment bénéficier d’un soutien moral ?
Comment préserver une bonne image de soi malgré l’atteinte visuelle ?
Comment lutter contre le manque de confiance en soi ?
La perte de la vue, qu’elle soit brutale ou progressive, reste un traumatisme. Sur le plan
social, la cécité et la grande malvoyance sont des facteurs d’exclusion importants.
En parler, échanger avec des personnes atteintes du même handicap, est souvent primordial.
Des groupes de discussion à thèmes.
Animées par Nathalie Ribeiro, assistante sociale spécialisée dans les questions liées au
handicap visuel, ces rencontres ont lieu une fois par mois au siège de la FAF.
De nombreux Ateliers bien-être.
Ces ateliers organisés au siège une fois par mois sont ouverts à tous. Ils ont pour but
d’aider à surmonter le handicap visuel et à retrouver une certaine estime de soi.
Parmi ces ateliers : un atelier "Esthétique" animé par les élèves d’une grande école
d’esthétique parisienne, un atelier "Expression corporelle", un atelier "Pâtisserie", etc...
2. Un accompagnement psychologique et social
Comment rester informé sur ses droits ?
Comment obtenir de l’aide pour les démarches quotidiennes
et administratives ?
La survenue d’une cécité entraîne de nombreux bouleversements. Faire reconnaître
son handicap, prétendre à des aides spécifiques, se reconvertir sur le plan professionnel,
bénéficier d’une rééducation, d’une formation ou d’un chien-guide requiert
de nombreuses démarches, difficiles à effectuer sans l’aide d’un service spécialisé.
Un service social
Nathalie Ribeiro, assistante sociale spécialisée dans les questions liées au handicap visuel,
assure un suivi personnalisé. Elle reçoit, au siège de la FAF, sur rendez-vous du lundi au
vendredi et assure également une permanence le mardi après-midi de 13 h 30 à 16 h 30.
Un service d’écrivain public
Une permanence est assurée tous les quinze jours, avec possibilité de visite à domicile
pour les personnes qui rencontrent des difficultés à se déplacer.
Des visites à domicile
Ces visites, organisées par des bénévoles, ont été mises en place pour les personnes
à mobilité réduite, personnes âgées ou multihandicapées. Elles permettent d’apporter
une aide ponctuelle, lecture de courrier, démarche administrative, courses...
3. Une formidable utilité sociale
La FAF s’inscrit dans une double démarche.
Citoyenne : ses actions visent à accompagner les personnes aveugles ou gravement
malvoyantes et à lutter pour leur droit à une meilleure intégration dans la vie de la cité.
Santé publique : sa lutte contre la cécité vise principalement les maladies oculaires
liées au vieillissement, des maladies en pleine expansion en France et dans le monde
occidental (l’OMS prévoyant un doublement du nombre de déficients visuels dans
les 25 prochaines années).
4. La FAF, c’est aussi :
- 22 associations membres
- 18 groupements sympathisants dont
4 écoles de chiens-guides
- 7 maisons de retraites
- 1 foyer de vie pour personnes polyhandicapées
- 2 entreprises adaptées
- 1 ESAT (Etablissement et Service d’Aide par le Travail)
- 3 centres de distribution de travail à domicile
- 2 SAVS (Service d’Accompagnement à la Vie Sociale)
-1 SAFEP (Service d’Accompagnement Familial
et d’Education Précoce de 0 à 3 ans)
- 1 SAAAIS (Service d’Aide à l’Acquisition de l’Autonomie
et de l’Intégration Scolaire de 3 à 20 ans)
- 1 SAPPA (Service d’Adaptation Pour Personnes Aveugles)
- 1 CAPPA (Cours d’Autonomie Pour Personnes Aveugles)
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Les Présidents de la Fédération
2008-.... Vincent MICHEL
1998-2008 Julien AIMI
1991-1998 Marcel HERB
1986-1991 Raymond HARDY
1982-1986 Corneille FRANCOIS
1968-1982 André NICOLLE
1960-1968 François GERBER
1947-1960 Antoine SALIS
1931-1947 Paul GUINOT
1929-1931 Gustave LABBE
1926-1929 Marcel BLOCH
Fondateur :
1917-1926 Octave BERGER
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Le bureau de la Fédération
Le bureau de la Fédération des Aveugles a été constitué le 9 juillet 2010 à Paris
Président :
Vincent MICHEL (Montpellier)
Président de la Fédération des Aveugles et Handicapés Visuels de France
Secrétaire Général du Comité National pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes

Bureau de la Fédération des Aveugles de France
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| Vices présidents |
| Daniel JACQUET (Clermont-Ferrand) |
Thierry NICOLLE (Orléans) |
Victor Roos (Strasbourg) |
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| Secrétaire Général |
| Guy VERNHES (Marseille) |
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|
| Secrétaire Général adjoint |
| Jacques SALORT (Marseille) |
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|
| Trésorier |
| Daniel Bosc (Montpellier) |
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La Fédération et la CFPSAA
La Fédération comme la plupart des grandes associations qui oeuvrent dans le domaine de la vision, fait partie de la CFPSAA (Confédération Française pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes).
M. Vincent Michel, Président de la Fédération en est le secrétaire général.
La Fédération intervient dans plusieurs Commissions, en particulier :
- Commission des Aides Techniques
(Présidence : M. Daniel JACQUET - Clermont-Ferrand).
- Commission Juridique et Sociale.
- Commission Accessibilité
(président : Thierry Jammes - responsable départemental pour l'accessibilité pour l'Union des Aveugles de Montpellier, vice-président du comité de liaison et de coordination des associations de personnes handicapées de Montpellier et de sa région; dans ce cadre M. Thierry Jammes anime la commission accessibilité tout handicap confondu et il travaille sur les thématiques suivantes : transports publics, bâtiment public, voirie et logement. Il siège à la commission sécurité et accessibilité de la direction régionale de l'équipement, à la commission d'agglomération d'accessibilité, à la commission des droits à l'autonomie de la maison du handicap de l'Hérault, à l'hotel de région languedoc-roussillon - aux transports(SNCF), au logement et à l'adaptation des lycées).
- Participation active aux Commissions de normalisation de l'AFNOR
- Participation active aux Commissions de normalisation des bandes d'éveil de vigilance mené par le CERTU (Centre d'études sur les réseaux, les transports, l'urbanisme et les constructions publiques.
Présence au groupe de travail suivant : voirie partagée - Quelle voirie pour demain ?(CERTU)
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CNPSAA
Lettres de M. Philippe Chazal et amendements du CNPSAA
Fi des Minorités
Par 200 voix "pour" et 118 "contre", le Sénat a définitivement adopté le 27 janvier en fin d'après-midi, le projet de loi "Pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées". Deux jours auparavant, la Commission Mixte Paritaire, composée de sept députés et autant de sénateurs avait approuvé un texte qui, une nouvelle fois, revenait en arrière sur des points importants et bafouait les promesses qui nous avaient été faites par le Gouvernement le 17 décembre dernier :
- 1. En arguant du fait que "la Prestation de Compensation ne serait inférieure à l'ACTP que dans des cas très particuliers, et notamment celui des personnes aveugles", le sénateur Paul BLANC a, sans autre forme de procès, soutenu un amendement qui nous retire le bénéfice d'une aide minimale dont nous pouvions bénéficier depuis 1977 pour compenser partiellement le lourd handicap qui est le nôtre.
- 2. Ce même sénateur qui, décidément, reste sourd à nos demandes, avait au préalable présenté deux amendements "visant à supprimer l'application d'un délai de cinq ans pour l'accessibilité des programmes télévisés des chaînes publiques et de celles du câble et du satellite aux aveugles ou aux malvoyants, en raison de l'insuffisance actuelle des techniques d'audiodescription." En réalité, ce procédé fonctionne parfaitement en Angleterre, Italie, au Canada et dans de nombreux pays voisins du nôtre, là encore le prétexte invoqué n'est pas crédible.
- 3. Malgré les difficultés qu'elle rencontrera pour le faire, c'est désormais la personne handicapée qui devra conserver les justificatifs nécessaires pour prouver la bonne utilisation de la Prestation de Compensation qui lui sera accordée. Facile pour les aveugles qui, jusqu'à présent, étaient dispensés de cette obligation !
- 4. Dans le domaine des retraites, nous ne pouvons que nous féliciter des avancées obtenus qui n'ont pas été remises en cause. Il convient cependant de souligner qu'à juste titre, les organisations syndicales soulignent qu'en l'état actuel des discussions, les seuls salariés supporteraient les charges résultant d'une part, de la majoration des trimestres cotisés dans le régime général de Sécurité Sociale et, d'autre part, de l'octroi éventuel de points supplémentaires par les régimes de retraites complémentaires. Ceci n'est pas admissible.
Alors qu'il a présenté plusieurs amendements, dont un pour mettre à la charge de la CNSA une dépense qui aurait pu incomber à l'Etat, le Gouvernement n'a rien fait pour tenir ses engagements envers les personnes aveugles.
Le mot "fi" qui, selon le dictionnaire : "marque le dégoét, le dédain, le mépris" résume à lui seul la façon dont beaucoup d'entre nous se sentiront aujourd'hui considérés.
Paris, le 28 janvier 2005
Philippe CHAZAL
Président du Comité National Pour La Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes (CNPSAA)
5 rue Duroc 75007 PARIS
Téléphone : 01 44 49 27 17
Fax : 01 44 49 27 30
E-mail : presidence( at )cnpsaa.fr
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Inacceptable
Le Comité National pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes est profondément déçu de constater que le texte du projet de loi "pour l'Egalité des Droits et des Chances, la Participation et la Citoyenneté des Personnes Handicapées" tel qu'adopté par la Commission Mixte Paritaire le 25 janvier, contredit les promesses faites par le Gouvernement le 17 décembre, promesses qui nous avaient permis de renoncer à la grève de la faim.
Les personnes totalement aveugles voient remis en cause l'avantage" dont elles bénéficiaient depuis 1977 concernant le montant de la compensation auquel elles pouvaient prétendre, en raison de la lourdeur de leur handicap ; si elles souhaitent le conserver, elles devront rester sous le régime de l'Allocation de Compensation, renonçant ainsi aux avancées apportées par la nouvelle loi : non prise en compte des revenus professionnels pour fixer le montant de la Prestation de Compensation notamment.
C'est un marché de dupes qui nous est imposé !
Le projet de loi adopté par l'Assemblée Nationale imposait une adaptation progressive des émissions diffusées sur les chaînes publiques, pour qu'elles nous deviennent accessibles par le procédé audio description. Là encore, la CMP est revenu en arrière et refuse d'imposer quoi que ce soit aux chaînes publiques. Seul un rapport du Gouvernement fera le point sur ce sujet dans le délai d'un an.
Les avancées acquises dans le domaine des retraites ne sont pas totalement supprimées, tout est fait cependant pour en limiter les effets : le texte de loi est vague, le décret en préparation sera extrêmement restrictif d'après les informations que nous avons pu obtenir du service chargé de sa préparation.
NON, NON, NON, ce texte ne répondra pas à nos attentes si le Gouvernement, seul autorisé à présenter des amendements à l'Assemblée Nationale le 3 février prochain, n'a pas la volonté politique de tenir ses engagements ce dont, hélas, nous ne pouvons que douter très fortement.
Philippe CHAZAL,
Président du Comité National pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes (CNPSAA)
5, rue DUROC,
75007 PARIS
Téléphone : 01 44 49 27 17
Fax : 01 44 49 27 30
E-mail : presidence( at )cnpsaa.fr
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Les amendements du C.N.P.S.A.A.
Voici les Amendements que le CNPSAA a présenté en seconde lecture du projet de loi pour l'égalité des droites et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, examiné le 19 Octobre par le Sénat.
La commission juridique du C.N.P.S.A.A. a été reçu le 1er octobre au Sénat par le Rapporteur du projet et le mardi 5 octobre par le Directeur de cabinet de la Secrétaire d'Etat Marie-Anne Monchamp.
Introduction
Comme de très nombreuses associations représentatives des personnes
handicapées, le C.N.P.S.A.A. prend note avec satisfaction des avancées majeures votées par
le législateur en première lecture du projet de loi "pour l'Egalité des
Droits et des Chances, la Participation et la Citoyenneté des Personnes
Handicapées." Il souligne l'esprit de concertation dont a jusqu'à présent fait preuve le Gouvernement et souhaite qu'il en soit ainsi jusqu'au terme de l'élaboration du texte de loi et de ses décrets d'application.
Si le texte adopté a pris en compte, à la lettre ou dans leur esprit, 12
propositions d'amendements sur les 16 proposés par lui, le C.N.P.S.A.A. estime
que pour ne pas décevoir les quelque 60.000 aveugles et 500.000 malvoyants
qu'il représente, le projet de loi doit être amélioré sur les points suivants :
- Prestation de compensation
attribution de la Prestation de Compensation sur une base forfaitaire, fixée en fonction uniquement
de la nature et de la gravité du handicap du demandeur, celle-ci étant assortie d'un éventuel
complément prenant en compte ses besoins personnels si la prestation de base est insuffisante;
- reconnaissance d'un statut officiel aux chiens guides d'aveugles et
aux
chiens d'assistance accompagnant les personnes handicapées ;
- Ressources
mise en place d'un complément d'Allocation aux Adultes Handicapés qui
porte celle-ci au niveau du SMIC pour les personnes handicapées qui,
en
raison de leur handicap, sont reconnues totalement inaptes à
l'exercice
d'une
activité professionnelle ;
- octroi d'une pension de retraite à taux plein au bénéfice des
travailleurs
handicapés qui remplissent les conditions voulues par le législateur
pour
bénéficier d'une retraite avant l'âge de 60 ans ;
- Insertion professionnelle
limitation des charges qui incombent à l'A.G.E.F.I.P.H. afin de ne pas
compromettre sa capacité de financement des aides individuelles
nécessaires
pour l'adaptation des postes de travail et / ou l'intégration des
travailleurs
handicapées dans les entreprises du secteur ordinaire ;
- transposition de la directive européenne 2004-18 sur les marchés
publics ;
- Accès de tout pour tous
amélioration des règles d'accessibilité des locaux ouverts au public,
de la voirie publique ou des voies de circulation ouvertes au public,
des
locaux de travail ;
- renforcement de l'accessibilité aux non et malvoyants des programmes
diffusés sur les chaînes publiques, comme ceci a été fait pour les
sourds et
malentendants ;
- Amélioration du dispositif institutionnel
développement de partenariats entre la maison départementale des
personnes
handicapées et les associations spécialisées par type de handicap ;
Amendements du CNPSAA
I. Compensation du handicap
Amendement N° 1
Article 2 I. (article L. 245-1 II. du Code de l'Action Sociale et des
Familles) :nouveau.
Prestation de Compensation : prestation de base forfaitaire et
complément
éventuel.
- Exposé des motifs
Le C.N.P.S.A.A. se félicite :
- de l'élargissement des besoins auxquels la Prestation de Compensation
peut être affectée, par l'article L. 245-2 du Code de l'Action
Sociale
et des Familles ;
- d'une meilleure prise en compte, dans de nombreux articles, des
besoins et du rôle des aidants familiaux ;
- du renversement de la charge de la preuve de l'effectivité de l'aide.
Il insiste sur la diversité des surcoûts auxquels doivent faire face
les
personnes aveugles ou déficientes visuelles pour mener une vie
autonome et sur la difficulté d'en apporter ou conserver la preuve ;
- fréquentation obligatoire des commerces de proximité et recours
indispensable aux sociétés qui assurent des livraisons à domicile ;
- nécessité de résider en zones accessibles au sein desquelles les coûts du logement (loyer ou acquisition) sont plus élevés ;
- utilisation de taxis très souvent nécessaires pour se déplacer,
toujours
plus onéreux que les transports collectifs fréquemment difficiles
d'accès ;
appels réguliers au voisinage pour apporter des aides ponctuelles ou à
des artisans pour effectuer les moindres petits travaux d'entretien,
cette
liste est loin d'être exhaustive.
Il précise que lors des consultations auxquelles il a participé avec les
proches
collaborateurs de la Secrétaire d'Etat, l'éventualité d'une prestation
de base
forfaitaire assortie d'un complément personnalisé, si la prestation est
insuffisante, a été très largement envisagée.
Amendement proposé
Après l'article L. 245-1 I du Code de l'Action Sociale et des Familles, est
inséré un article L. 245-1 II nouveau ainsi rédigé :
"Article L.245-1 II. La Prestation de Compensation se compose d'une
partie forfaitaire de base, dont le montant fixé par décret varie en fonction
de la nature et de la gravité de chaque type de handicap, assortie d'un
éventuel complément personnalisé si la partie forfaitaire s'avère insuffisante
pour
permettre au bénéficiaire de couvrir l'intégralité de ses besoins de
compensation évaluée par la commission mentionnée à l'article L. 146-5."
Amendement N°2
Article 2 I. (article L. 245-2 du Code de l'Action Sociale et des
Familles)
Prestation de Compensation : aides animalières.
Le C.N.P.S.A.A. constate :
que plus d'un millier de chiens guides d'aveugles sont actuellement en
activité dans notre pays ;
qu'environ 150 sont remis chaque année à des personnes déficientes
visuelles pour une durée moyenne d'environ huit ans d'utilisation ;
Demande :
- la reconnaissance du statut officiel de chien guide d'aveugle et du
chien d'assistance pour personne atteinte d'un handicap moteur. Ce
statut permettra de garantir tant la compétence des éducateurs que la
qualité des chiens formés et évitera d'éventuels abus ;
- la reconnaissance et l'agrément des centres d'éducation par les
Pouvoirs Publics. Cet agrément permettra de garantir aux personnes
qui utilisent un chien guide pour leurs déplacements, l'assurance de
la
fiabilité, de la sécurité et la liberté de choix d'une école de chiens
guides d'aveugles, seuls les éducateurs disposant du diplôme reconnu
par le Ministère de l'Agriculture seront alors habilités à éduquer ces
animaux ;
Amendement proposé
Le 5° de l'article L. 245-2 du Code de l'Action Sociale et des Familles
est
complété par les mots suivants : "ayant été éduqués dans des structures
habilitées et par des éducateurs qualifiés, selon des modalités définies
par
décret."
II. Ressources
Amendement N° 3
Article 3 I. 1°
Allocation aux Adultes Handicapés : calcul des ressources,
revalorisation
de son
montant pour les personnes dans l'impossibilité effective de travailler
du
fait
de leur handicap.
Exposé des motifs
Le C.N.P.S.A.A. convient que l'Allocation aux Adultes Handicapés ne doit en
aucun cas
constituer un frein à l'accès ou au retour à l'emploi pour les personnes
capables d'exercer une activité professionnelle, les revenus tirés du
travail
devant, dans toute la mesure du possible, être supérieurs à ceux versés
au titre
de l'assistance.
Il demande cependant que, conformément aux engagements pris par le
Président de la République et à l'article 53 de la loi n° 2002-73 du
17 janvier 2002 de Modernisation Sociale : "la personne handicapée a
droit
à la
garantie d'un minimum de ressources lui permettant de couvrir la
totalité
des
besoins essentiels de la vie courante", le montant de l'Allocation aux
Adultes Handicapés soit revalorisé, au moins pour les personnes dans l'impossibilité
effective de travailler du fait de leur handicap. Madame Marie-Anne
MONCHAMP,
Secrétaire d'Etat aux personnes handicapées, a annoncé la création d'un
"complément spécifique" à l'Allocation aux Adultes Handicapés qui
porterait
celle-ci à hauteur du SMIC pour les personnes visées ci-dessus. Cette
déclaration doit se concrétiser par une disposition législative.
Amendement proposé
L'article L. 821-1-1 du Code de la Sécurité Sociale est complété par
deux
alinéas ainsi rédigés:
"Un complément spécifique à l'Allocation aux Adultes Handicapés est
accordé,
dans des conditions fixées par décret, aux personnes qui, en raison de
leur
handicap, sont momentanément ou durablement reconnues dans
l'impossibilité
effective de travailler, par la commission mentionnée à l'article L.
241-5
du
Code de l'Action Sociale et des Familles."
"Le montant de l'Allocation aux Adultes Handicapées augmenté du
complément
spécifique visé à l'alinéa précédent, est égal à celui du salaire
minimum
interprofessionnel de croissance prévu à l'article L. 141-4 du Code du
Travail."
Amendement N°4
Article 13 Bis (article additionnel après l'article 13)
Retraite anticipée des travailleurs handicapés : octroi d'une pension à
taux
plein aux travailleurs handicapés pouvant bénéficier d'une retraite
anticipée.
Exposé des motifs
Le C.N.P.S.A.A. ne peut accepter que les travailleurs handicapés qui, en
raison
de la
gravité de leur handicap, peuvent bénéficier du droit à la retraite
avant
l'âge
de 60 ans, se voient octroyer une pension à taux réduit du fait de la
proratisation automatique ce qui, en raison même de la modicité des
salaires de
la plupart de ces travailleurs, les empêche d'user de ce droit pourtant
très
légitime.
L'article 24 de la loi numéro 2003-775 du 2 août 2003, "portant réforme
des
retraites", a prévu l'abaissement de l'âge à partir duquel une personne
handicapée peut demander sa retraite au taux plein dès lors qu'elle
justifie
d'une certaine durée d'assurance alors que son taux d'incapacité
permanente
était au moins égal à 80%.
Interrogé sur les conditions d'application de cet article, le service
compétent
de la Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse (Direction de la Retraite
et
du
Contentieux Département Réglementation) nous indiquait clairement par
courrier
en date du 22 juin 2004 joint à cet amendement : "Conformément à
l'article
D.351-1-5 du Code de la Sécurité Sociale, cette durée d'assurance (30
années de
cotisation soit 120 trimestres) représente une fraction de celle qu'il
est
nécessaire d'atteindre, en vertu de l'article L.351-1 IIème alinéa du
même
code
(40 années soit 160 trimestres) pour obtenir une pension de vieillesse à
60 ans au taux plein. Si une telle durée (120 trimestres) est requise
pour
l'ouverture du droit à la retraite anticipée, le calcul de la prestation
intervient sur la base de la durée d'assurance, dans les conditions de
droit
commun."
Notre interlocuteur poursuit, et le C.N.P.S.A.A. conteste formellement cette
interprétation : "Les autorités législatives et réglementaires n'ont pas
entendu
aligner la durée pour obtenir une pension entière sur la durée
nécessaire
pour
ouvrir droit à une retraite anticipée". C'est en réalité la seconde
durée,
celle
nécessaire pour bénéficier d'une retraite anticipée (120 trimestres) ,
qu'il
convient de majorer de façon forfaitaire, afin qu'elle devienne égale à
la
durée
de droit commun nécessaire pour bénéficier d'une pension de retraite à
taux
plein (160 trimestres.)
Des conversations que les représentants du C.N.P.S.A.A. ont eues avec
plusieurs
parlementaires, de toute tendance politique, lors de l'examen en
première
lecture du projet de loi "pour l'égalité des droits et des chances, la
participation et la citoyenneté des personnes handicapées", il ressort
très
clairement qu'en abaissant les conditions liées à l'âge et à la durée de
cotisation pour l'ouverture du droit à la retraite des travailleurs
handicapés,
c'est bien d'une pension à taux plein et non à taux réduit dont voulait
leur
faire bénéficier le législateur.
Pour atteindre cet objectif, et en particulier pour :
- conserver la référence aux 160 trimestres de cotisation qui doit
rester
la
règle générale pour l'attribution d'une pension de retraite à taux
plein,
- ouvrir le droit à une pension de retraite à taux plein aux
travailleurs
handicapés qui, durant 120 trimestres et alors qu'ils étaient
porteurs
d'un handicap lourd, ont exercé une activité professionnelle,
- ne pas priver totalement de ce légitime avantage les travailleurs
qui
ont accompli une partie de leur activité professionnelle en étant
porteurs d'un handicap lourd,
Il convient, comme l'ont d'ailleurs fait plusieurs pays d'Europe
(Italie,
Grèce,
Pologne notamment), d'instituer une majoration forfaitaire de cotisation
égale à
0,33 trimestre pour tout trimestre travaillé alors que le bénéficiaire
était
porteur d'un handicap lourd. Ainsi, 120 trimestres de cotisations
majorées
équivaudront à 160 trimestres retenus pour le calcul de la pension.
C'est
là une
solution simple qui peut aisément s'appliquer aux salariés, de tout
secteur
confondu.
Bien entendu, pour bénéficier de cette majoration, le travailleur devra :
- soit être atteint d'une incapacité permanente au moins égale à 80%,
- soit être titulaire d'une carte d'invalidité visée à l'article L.241-3
du
Code de l'Action Sociale et des Familles,
- soit être reconnu "travailleur lourdement handicapé" conformément
aux dispositions du Code du Travail en vigueur à la date d'ouverture
du droit.
Amendement proposé
Article 13 Bis
Il est ajouté, après le 1er alinéa de l'article L.351-1-3 du Code de la
Sécurité Sociale, après le 1er alinéa de l'article L.634-3-3 du même
Code,
après
le 1er alinéa de l'article L.732-18-2 du Code Rural et après le 5° du I
de
l'article L.24 du Code des Pensions Civiles et Militaires de Retraite,
un
alinéa
ainsi rédigé :
" Tout travailleur handicapé bénéficie d'une majoration forfaitaire de
sa
durée
d'assurance égale à 0,33 trimestre pour chaque trimestre cotisé alors
qu'il
était soit atteint d'une incapacité permanente au moins égale à 80%,
soit
titulaire d'une carte d'invalidité visée à l'article L.241-3 du Code de
l'Action
Sociale et des Familles, soit reconnu "travailleur lourdement handicapé"
conformément aux dispositions du Code du Travail en vigueur à la date
d'ouverture de ladite majoration. Cette majoration forfaitaire
s'applique
également aux points de retraite complémentaire, dès lors qu'ils ont été
acquis
durant une période pendant laquelle le travailleur remplissait l'une des
conditions visées
ci-dessus."
III. Insertion professionnelle
Amendement N° 5
Article 12-II
Limitation des charges imposées à l'A.G.E.F.I.P.H. afin de ne pas compromettre
sa
capacité de financement des aides individuelles pour l'adaptation du
poste
de
travail et / ou l'insertion des travailleurs handicapés dans les
entreprises
ordinaires.
Exposé des motifs
Conformément à l'esprit de la loi du 10 juillet 1987, l'AGEFIPH doit
conserver
comme objectif prioritaire l'aide aux entreprises ordinaires pour
l'adaptation
des postes de travail individuels ou l'insertion professionnelle des
travailleurs handicapés. Si les aides ouvertes par le nouveau texte de
loi
aux
entreprises adaptées ne peuvent être limitées, celles qui le sont aux
centres de
préorientation, organismes de placement spécialisés et services
d'insertion
professionnelle gérés par des associations, ne doivent pas risquer de
compromettre sa capacité d'aide aux entreprises, elles doivent donc être
strictement encadrées.
Amendement proposé
Le second alinéa de l'article L. 323-11 du Code du Travail est complété
par les
mots "dont le Conseil d'Administration définit chaque année la part
limitative
de ressources qu'il consacre à ces aides."
Amendement N° 6
Article 12-III 2°
Transposition de la directive européenne 2004-18 relative à la
coordination des
procédures de passation des marchés publics de travaux, de fournitures
et
de
services.
Exposé des motifs
Le CNPSAA insiste pour que, conformément aux possibilités ouvertes
par l'article 26 de la directive européenne 2004-18, qui stipule : "les
conditions dans lesquelles un marché est exécuté peuvent notamment viser
des
conditions sociales et environnementales", soient exclues des marchés
publics
les entreprises qui, durant quatre années consécutives, n'ont employé
aucun
travailleur handicapé.
Amendement proposé
Le second alinéa ajouté à l'article L. 323-8-2 du Code du Travail est
complété
par les mots : "ces employeurs sont également exclus des procédures
d'appel
d'offre des marchés publics."
IV. Accès de tout pour tous
Amendement N° 7
Article 21
Amélioration des règles d'accessibilité des locaux ouverts au public par
une
concertation des organismes de proximité représentant les personnes
handicapées.
Exposé des motifs
Les dérogations aux règles d'accessibilité prévues aux articles 111-7-2
et
111-7-3 du C.C.H sont vraisemblablement inévitables pour des raisons à
la fois
techniques et financières mais, mal encadrées, elles conduisent à des
abus
inadmissibles.
L'intervention du C.N.C.P.H. devrait régler cette question délicate
sous
deux réserves :
- la décision relative à la dérogation demandée doit être prise sur avis
"conforme" de la Commission et non sur avis "simple" afin de garantir
la
prise
en compte pertinente des règles d'accessibilité,
- dans le cadre de la décentralisation, c'est la Commission
Départementale
Consultative des Personnes Handicapées (C.D.C.P.H.) qui doit être sollicitée
en
première instance, le C.N.C.P.H. devant être considéré comme une structure
d'appel.
Amendement proposé
L'article L. 111-7-2. du Code de la Construction et de l'Habitation est
ainsi
rédigé : " Des décrets en Conseil d'Etat fixent les modalités relatives
à
l'accessibilité aux personnes handicapées prévue à l'article L. 117-7
que
doivent respecter les bâtiments ou parties de bâtiments d'habitation
existants
lorsqu'ils font l'objet de travaux. Ils prévoient, après avis conforme
du
Conseil Départemental Consultatif des Personnes Handicapées et du
Conseil
national Consultatif des Personnes handicapées en appel, les dérogations
qui
peuvent être autorisées pour des raisons architecturales ou techniques.
En cas de dérogation, les personnes handicapées bénéficient d'un droit à
un
relogement adapté à leurs besoins. "
Le troisième alinéa de l'art. 111.7.3 du même Code est ainsi rédigé :
" Les établissements existants recevant du public devront répondre à ces
exigences dans un délai fixé par décret en Conseil d'Etat qui pourra
varier
selon le type de bâtiment. Des dérogations exceptionnelles pourront être
autorisées après avis conforme du Conseil Départemental Consultatif des
Personnes Handicapées et du Conseil national Consultatif des Personnes
handicapées en appel. Elles s'accompagneront de mesures de substitution
pour les
établissements recevant du public et remplissant une mission de service
public."
Amendement N° 8
Article 21
Formation aux questions d'accessibilité pour les représentants des
personnes handicapées
Exposé des motifs
Cette formation est prévue à l'article 111.7.4. du C.C.H. pour les
architectes
et les professionnels du bâtiment. La présence des Associations de
personnes
handicapées, représentant les associations membres du CNCPH, dans les
commissions consultatives d'accessibilité justifie une formation
semblable
de leurs représentants afin qu'ils soient considérés comme des
interlocuteurs
qualifiés et responsables. Cette extension s'inscrit dans le cadre de la
cohérence professionnelle entre des partenaires travaillant en étroite
collaboration.
Amendement proposé
Le second alinéa de l'article 111.7.4 est ainsi rédigé : " des décrets
en
Conseil d'Etat définissent les modalités de la formation aux questions
de
l'accessibilité des personnes handicapées, des architectes, des
professionnels
du bâtiment et des représentants, dans les commissions départementales
d'accessibilité, des associations de personnes handicapées membres du
C.N.C.P.H."
Amendement N° 9
Article 21 bis (nouveau)
Voirie publique ou des voies ouvertes à la circulation publique
Exposé des motifs
Le projet de loi ne fait aucune allusion à cet aspect très important
de
l'accessibilité car elle est régie par les décrets n° 99-756 et 99-757
du
31 août 1999 modifiant les articles L.131-2 et L.141-7 du Code de la
Voirie Routière. Ces textes sont des "décrets simples", prévus par la
loi n° 91-663 du 13 juillet 1991-article 2.
De leur côté, les articles 111-7-2 et 111-7-3 du C.C.H. prévoient que
ce
sont des "décrets en Conseil d'Etat" qui fixent les modalités
relatives
à
l'accessibilité des personnes handicapées dans les bâtiments ou partie
de
bâtiments d'habitation ou dans les E.R.P.
Il est indispensable, pour des raisons évidentes de cohérence, que les
dispositions d'accessibilité des personnes handicapées soient toujours
fixées
par des "décrets en Conseil d'Etat".
Amendement proposé
Un article 21 bis (nouveau) est inséré au projet de loi, il est ainsi
rédigé : "l'article 2 de la loi n° 91-663 du 13 juillet 1991 est ainsi
modifié : la voirie publique ou privée ouverte à la circulation publique doit
être
aménagée pour permettre l'accessibilité des personnes handicapées selon
des
prescriptions techniques fixées par Décret en Conseil d'Etat
conformément aux
articles L.131-2 et L.14167 du Code de la Voirie"
Amendement N° 10
Article 21 Ter (nouveau)
Accessibilité des lieux de travail
Exposé des motifs
La question de l'accessibilité dans les lieux de travail est régie par
les
décrets n° 92-332 et 92-333 du 31 mars 1992 pris au titre du Code du
travail.
Le problème spécifique de l'accessibilité des personnes handicapées
apparaît
dans le chapitre V du Titre III du livre II- section III du Code du
travail
avec l'Article R-235-3-18 figurant en annexe de la circulaire
interministérielle d'application des règles d'accessibilité n° 94.55 du
7 juillet 1994 ainsi rédigé :
"Art. R. 235-3-18. - Les lieux de travail doivent être aménagés en
tenant
compte
de la présence de travailleurs handicapés selon les principes suivants :
1° Lorsqu'un bâtiment est prévu pour recevoir un effectif compris entre
vingt et deux cents personnes, au moins un niveau doit être aménagé
pour permettre de recevoir des travailleurs handicapés ;
2° Lorsqu'un bâtiment est prévu pour recevoir un effectif supérieur à
deux cent personnes, tous les locaux d'usage général et
susceptibles
d'accueillir des personnes handicapées doivent être aménagés pour
permettre de recevoir des travailleurs handicapés.
Les dispositions adoptées pour les accès, portes, dégagements et
ascenseurs
desservant les postes de travail et les locaux annexes tels que locaux
sanitaires, locaux de restauration, parcs de stationnement, doivent
permettre
l'accès et l'évacuation des personnes handicapées, notamment celles
circulant en
fauteuil roulant."
L'aménagement des postes de travail doit être réalisé, ou rendu
ultérieurement
possible.
Des dispenses aux dispositions du présent article pourront être
accordées
par le
directeur départemental du travail et de l'emploi ou le fonctionnaire
assimilé,
après avis de la commission consultative départementale de la protection
civile,
de la sécurité et de l'accessibilité pour les établissements recevant du
public.
Les modalités d'application des dispositions du présent article sont
définies
par arrêté des ministres chargés du travail, de l'agriculture et de la
construction."
Ce texte conduit à une triple constatation :
- les règles de base de l'accessibilité des personnes handicapées ne
sont
pas fixées par référence à celles prévues par le Code de la
Construction et de l'Habitation,
- la définition et la mise en oeuvre du dispositif sont confiées à
des
fonctionnaires. La consultation des Associations représentatives
des
personnes handicapées n'est pas prévue,
- les dérogations à des règles non précisées doivent être soumises à
"l'avis" de la commission départementale d'accessibilité des ERP.
Dans la pratique cet avis est très rarement sollicité.
Comme dans le cas de la voirie routière évoqué précédemment, il est
nécessaire d'assurer une cohérence entre des dispositions
d'accessibilité concernant la même population mais prises par des
autorités distinctes.
Amendement proposé
Un article 21 ter (nouveau) est inséré au projet de loi, il est ainsi
rédigé :
Après l'article L. 122-45-4 du Code du Travail, il est inséré
un article L. 122-45-5 ainsi rédigé : les lieux de travail doivent être
aménagés
en tenant compte de la présence de travailleurs handicapés selon les
principes
suivants :
1° Lorsqu'un bâtiment est prévu pour recevoir un effectif compris entre
vingt et deux cents personnes, au moins un niveau doit être aménagé
pour permettre de recevoir des travailleurs handicapés ;
2° Lorsqu'un bâtiment est prévu pour recevoir un effectif supérieur à
deux cent personnes, tous les locaux d'usage général et
susceptibles
d'accueillir des personnes handicapées doivent être aménagés pour
permettre de recevoir des travailleurs handicapés.
"Les dispositions adoptées pour les accès, portes, dégagements et
ascenseurs desservant les postes de travail et les locaux annexes tels
que
locaux sanitaires, locaux de restauration, parcs de stationnement,
doivent
permettre l'accès et l'évacuation des personnes handicapées.. Elles sont
prises
par référence aux dispositions prévues par le Code de la Construction et
de
l'Habitat.
L'aménagement des postes de travail doit être réalisé, ou rendu
ultérieurement possible.
Des dérogations aux dispositions du présent article pourront être
accordées par le directeur départemental du travail et de l'emploi ou le
fonctionnaire assimilé, après avis conforme du Conseil Départemental
Consultatif des Personnes Handicapées et du Conseil national
Consultatif
des
Personnes handicapées en appel.
Les modalités d'application des dispositions du présent article sont
définies
par Décrets en Conseil d'Etat."
Amendement N°11
Article 32 quater
Amélioration de l'accessibilité des émissions diffusées sur les chaînes
publiques pour les personnes non et malvoyantes, comme ceci a été fait
pour les
sourds et malentendants.
Exposé des motifs
Le C.N.P.S.A.A. ne comprendrait pas que les dispositions prises par le
législateur
pour rendre accessibles aux sourd et malentendants les programmes
télévisés
diffusés sur les chaînes publiques, ne soient pas étendues aux bénéfice
des
aveugles et malvoyants. En effet, grâce au procédé "audiovision" déjà
utilisé en
France et dans de très nombreux pays d'Europe qui consiste à décrire les
informations visuelles, ils peuvent aussi, comme tout citoyen,
"regarder"
la
télévision, se rendre au cinéma, visiter un musée. Nos pays voisins
(Suisse,
Angleterre, Italie) ont d'ailleurs pris récemment de telles
dispositions,
nous
ne pouvons rester en arrière.
Amendement proposé
Aux alinéas 1°, 2° et 3° de l'article 32 quater, après les mots
"personnes
sourdes et malentendantes", sont ajoutés les mots "aveugles et
malvoyantes".
Amendement N° 12
Article 25
Accessibilité des services de communication publique en ligne : internet
et
intranet.
Exposé des motifs
L'accessibilité des services de communication publique en ligne
constitue
sans
doute l'une des principales ouvertures apportées par les progrès des
technologies de l'information. Elle contribue à une meilleure
intégration
sociale et professionnelle des citoyens handicapés. C'est pourquoi,
alors
même
que le législateur veut, à juste titre, imposer cette accessibilité, il
convient
de se montrer extrêmement précis pour ne fermer aucune porte.
Amendement proposé
La première phrase du second alinéa de l'article 25 est ainsi rédigée :
"l'accessibilité des services de communication publique en ligne
concerne
l'accès à tout type d'information sous forme numérique quels que soient
les
moyens d'accès, les contenus et le mode de consultation intranet ou
internet.
Amendement N° 13
Article 26 bis
Libre circulation des chiens guides ou d'assistance de personne
handicapée.
Exposé des motifs
Les chiens-guides reçoivent une éducation dans des centres de formation
leur
permettant de fréquenter sans aucune difficulté l'ensemble des lieux
accueillant du public.
Cet apprentissage leur est dispensé par des personnes ayant un diplôme
d'éducateur.
Il est donc plus approprié d'employer le terme d'éducation à celui de
dressage.
En conséquence nous proposons d'utiliser le terme "éducation" en
remplacement de
celui de dressage par ailleurs en cohérence avec la modification
proposée
dans
l'article 88 de la loi 87-588 du 30 juillet 1987 il serait souhaitable
d'ajouter les mots "ainsi que ceux permettant une activité
professionnelle, formatrice ou éducative".
Amendement proposé
L'article 26 est ainsi rédigé
"Le II de l'article L. 211-16 du code rural est complété par une phrase
ainsi
rédigée :
"Toutefois, les chiens accompagnant les personnes handicapées, quel
que
soit
le type de handicap, moteur, sensoriel ou mental, et dont les
propriétaires
justifient de l'éducation de l'animal sont dispensés du port de la
muselière
dans les transports, les lieux publics, les locaux ouverts au public
ainsi
que
ceux permettant une activité professionnelle, formatrice ou éducative."
Amendement N°14
Article 26 ter (nouveau)
Libre circulation des chiens guides ou d'assistance de personne
handicapée.
Exposé des motifs
Le chien guide est une aide importante dans l'acquisition de l'autonomie
pour la
personne handicapée visuelle. La libre circulation ainsi que l'accès
dans
tous
les lieux doit donc pouvoir se faire sans entraves avec le chien guide.
L'éducation reçue par ces chiens leur donne un comportement permettant
une
parfaite intégration dans tous les milieux (transports, commerces,
entreprises,
loisirs, sports etc..).
La preuve en a été largement faite depuis la première remise d'un
chien-guide en
France il y a plus de cinquante ans et les premiers textes, dans les
années 80,
autorisant le libre accès du chien-guide dans tous les lieux publics.
Il est toutefois nécessaire, aujourd'hui, d'affirmer ce droit à la libre
circulation en le renforçant par un texte plus complet, notamment pour
la
présence du chien-guide dans les transports, sur les lieux d'activités
professionnelles et de loisirs.
Il existe également des situations ponctuelles où la présence d'un
accompagnement humain peut être nécessaire tout en conservant le chien
guide à
ses côtés, par exemple lors d'un voyage. Dans ces conditions, dans les
transports, la personne déficiente visuelle doit pouvoir bénéficier des
conditions particulières accordées du fait de son handicap sans avoir à
payer un
supplément dû à la présence de son chien guide.
De même, pour l'accès à certaines prestations dans les établissements
recevant
du public, la présence du chien guide ne doit pas entraîner un surcoût.
Amendement proposé
L'article 88 de la loi 87-588 du 30 juillet 1987 (J.O. du
31 juillet 1987) est remplacé par les dispositions suivantes :
Article 26 ter
L'accès aux transports, aux lieux ouverts au public, ainsi que ceux
permettant
une activité professionnelle, formatrice ou éducative est autorisé aux
chiens
guides d'aveugles ou d'assistance accompagnant les personnes titulaires
de
la
carte d'invalidité prévue à l'article L 241-3 du code de l'action
sociale
et des
familles.
La présence du chien guide d'aveugle ou d'assistance, au côté de la
personne
handicapée, ne doit pas entraîner de facturation supplémentaire dans
l'accès aux
services et prestations auxquelles celle-ci peut prétendre ".
V. Amélioration du dispositif institutionnel
Amendement N° 15
Article 27
Maison Départementale des Personnes Handicapées : partenariats
associatifs
locaux.
Exposé des motifs
Au vu des limites inhérentes à son intervention pluridisciplinaire et
généraliste, la maison départementale des personnes handicapées devra
développer
des partenariats locaux et notamment associatifs, afin que puissent être
mobilisés les savoir faire spécifiques en adéquation d'une part, avec le
type de
handicap et / ou de l'affection concernés et, d'autre part, selon le type
de
prestation sollicitée.
Amendement proposé
L'article L. 146-3 du code de l'action sociale et des familles est
complété par
une phrase ainsi rédigée : "la maison départementale des personnes
handicapées
développe les partenariats locaux, notamment associatifs, lui permettant
de
prendre en compte les savoir faire spécifiques liés à chaque type de
handicap."
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Assemblée Générale de la FAF à Nîmes
l'Assemblée Générale de la fédération se tiendra les 18-19-20 juin 2010 à Nîmes.
Programme :
Vendredi 18 juin 2010 :
Arrivée des Congressistes.
Les personnes arrivant en gare de Nîmes ou à l’aéroport de Fréjorgues seront accueillies par les bénévoles de l’Association locale et accompagnées à l’Hôtel Holiday Inn à Nîmes où sera centralisé l’accueil.
- 10 h 30 – 16 h 30 :
Forum des Femmes à l’hôtel
- 18 h 00
Cocktail de bienvenue et de clôture du forum des femmes à l’hôtel
- Soirée libre
Samedi 19 juin 2010 :
- 9 h 00 :
Assemblée Générale dans la salle de conférence de l’hôtel
- 12 h 00 :
Déjeuner sur place
- 14 h 15 :
Réflexion sur le Projet Fédéral
- 14 h 30 :
Pour les accompagnateurs : visite du centre historique de Nîmes
Départ en bus devant l’hôtel, retour à 17 H 30
- 16 h 00 :
Pause
- 16 h 15 – 17 h :
Présentation de la Clinique du Belvédère - ARAMAV par Gérard DUPEYRON, médecin chef.
- 17 heures – 17 h 30 :
Présentation du Service d’Imprimerie Sonore par Florian AUGUSTE (FAF du GARD)
- 20 h 00 :
Soirée de gala, dîner dansant à l’hôtel
Dimanche 20 juin 2010 - journée culturelle :
- 9 h 00 :
Départ des autocars de l’hôtel,
visite en 2 groupes du centre historique d’Uzès
- 12 h 00 :
Départ en direction du site du Pont du Gard,
Déjeuner au restaurant du site.
- 14 h 30 :
Retour du 1er autocar vers Nîmes, arrêts à la gare SNCF et à l’hôtel.
Pour les personnes qui souhaitent prolonger l’après-midi :
• Visite guidée du Pont du Gard, ouvrage le plus spectaculaire et le mieux conservé d’un aqueduc qui enjambe le Gardon.
• Visite commentée du musée où se mêlent pièces originales, reproductions, images et sons.
- 16 h 30 :
Retour du 2ème autocar vers Nîmes, arrêts à la gare SNCF et à l’hôtel.
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Colloque des 90 ans de la FAF
"Cécité et Malvoyance :
Perspectives d'Avenir"
le 28 novembre 2007 à l'UNESCO, s'est déroulé le colloque "CECITE ET MALVOYANCE : PERSPECTIVES D'AVENIR".
Placée sous le patronage de M. Xavier BERTRAND, Ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité et de M. Bertrand DELANOE, Maire de la Ville de Paris, cette journée s'est à la fois attachée à faire un bref historique de notre association, mais s'est surtout penchée, au travers de tables rondes d'une part, et de la 20ème cérémonie de remise des bourses de recherche d'autre part, à mettre au premier plan certains des sujets qui demeurent encore et toujours de première préoccupation pour l'ensemble des personnes aveugles ou malvoyantes : l'accès à l'éducation, la formation, l'emploi, la vie quotidienne (culture, information numérique, vie de la cité, etc).
C'est près de 300 personnes issues de tous horizons (du monde associatif tant national qu'international, de l'entreprise, de la recherche en ophtalmologie, des autorités locales, départementales, régionales ou nationales), qui étaient donc présentes pour écouter tant les spécialistes des divers thèmes abordés, que les témoins présents qui ont pu partager avec l'auditoire ce que représente dans tous les actes de la vie quotidienne la cécité ou la malvoyance.
Nous avons eu l'honneur pendant cette journée d'accueillir Madame Valérie Létard, Secrétaire d'Etat à la solidarité, venue nous dire à quel point la prise en compte du handicap visuel, handicap lourd souvent mal connu du grand public, était au coeur de ses préoccupations.
M. Patrick Gohet, Délégué Interministériel aux Personnes Handicapées, s'est adressé à l'assemblée en faisant le point sur la mise en place de la loi du 11/02/2005, et s'il a souligné l'inégalité de mise en place des MDPH en fonction des départements, il a aussi indiqué qu'il avait bon espoir que ces dernières aient pu trouver leur rythme de croisière pour la fin de l'année 2008.
M. Hamou Bouakkaz, représentant M. le Maire de Paris, Bertrand Delanoé, a gratifié l'assistance d'une intervention pleine d'humour et d'humanisme, réumant bien l'état d'esprit de cette journée, qui était à la convivialité et à la fraternité en ces temps difficiles, où il est fondamental de rester unis et regroupés face aux enjeux futurs de la société en mouvement et en profonde mutation, changements qui inquiètent l'ensemble des citoyens aux premiers rang desquels se doivent de figurer les personnes handicapées.
Je tiens également à remercier Mme Annick Leroy, Conseillère Municipale du 7ème arrondissement, représentant M. le Maire Michel Dumont, et qui nous à fait l'honneur de sa présence lors de la 20ème cérémonie de remises de bourses de recherche.
Enfin, je remercie l'ensemble des participants, des intervenants, des orateurs, nos partenaires financiers, les sociétés et associations qui toute la journée ont animé des stands, car c'est "vous tous" qui avez permis de faire de ce colloque anniversaire une réussite, et j'adresse un remerciement tout particulier à M. Robert Ménard, qui malgré son emploi du temps surchargé a accepté à titre bénévole, d'animer avec brio et justesse l'ensemble de cette journée bien spéciale qui restera dans tous nos esprits.
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Accessibilité cadre bâti, voirie, transports
Pour la Fédération le responsable de la commission accessibilité, nouvelles technologies est monsieur thierry Jammes : t.jammes (at) faf.asso.fr
Téléphone : 06 15 96 10 01
Monsieur Jammes est Administrateur de la Fédération, président de la commission accessibilité du CNPSAA (comité national pour la promotion social des aveugles et amblyopes) qui regroupe les 25 principales associations de personnes déficientes visuelles (
www.cnpsaa.fr/accessibilite), référent pour le conseil d'administration fédéral du service FAF Access Formation (www.faf.asso.fr/accessformation) et de FAF Argos services (www.argos-services.com), membre de l'observatoire interministériel de l'accessibilité placé sous la haute autorité du premier ministre, et expert mobilité pour l'Institut de la vision (www.institut-vision.org).
Pour toute question concernant l’aménagement du cadre bâti, du transport et de la voirie, monsieur Jammes est à votre disposition à l'adresse mail suivante : t.jammes (at) faf.asso.fr
Nous vous invitons à lire le recueil des personnes déficientes visuelles en ERP et voirie, téléchargeable à l’adresse suivante : www.cnpsaa.fr/accessibilite/18recueil/
3 Questions à Thierry Jammes (article paru dans Circuler Autrement de Janvier/Mars 2009).
La France est en train de se doter d'un code de la rue qui tiendra compte de tous les usagers. Qu'attendez-vous de ce chantier ?
T.J. : Nous siégeons dans ces commissions préparatoires, malheureusement nous ne sommes pas assez écoutés. Dans certains périmètres, comme les zones de rencontre, les maires pourront décider de supprimer les trottoirs, or ce repère est indispensable, notamment pour les déficients visuels.
Comment mieux prendre en compte les personnes malvoyantes ou aveugles ?
T.J. : Il faut des éléments contrastés visuellement et tactilement, et conserver des trottoirs de 5 cm de hauteur qui pourront être abaissés à certains endroits pour faciliter la traversée des personnes en fauteuil roulant.
D'autres catégories d'usagers risquent-elles d'être pénalisées ?
T.J. : En l'absence de trottoir, les personnes sourdes risquent de se retrouver sur la chaussée sans pouvoir entendre les véhicules arriver. Le cas s'est déjà présenté sur des parcours de tramways. Un risque existe plus généralement avec les vélos, qui sont très silencieux, et, demain avec les véhicules électriques.
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