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COMENIUS "EVEIL"

logo du projet Comenius Eveil

La Fédération des Aveugles et Handicapés Visuels de France coordonne le projet Comenius EVEIL, regroupant 5 autres pays au travers de 3 associations (en Allemagne, Irlande et Roumanie) et de 2 écoles de déficients visuels (en République Tchèque et Slovaquie).

Les réseaux Comenius, cofinancés par l’Union Européenne, encouragent la mise en réseau d'établissements d’éducation et d’organismes participant à des projets Comenius sur des sujets d’intérêt commun.
Ils sont destinés à promouvoir la coopération européenne et l'innovation dans des domaines thématiques spécifiques revêtant une importance particulière pour l'enseignement scolaire dans un contexte européen.
Le Réseau Comenius EVEIL a pour objectif de créer un cadre de réflexions, d’échanges de pratiques et d’apprentissages collectifs pour les professionnels (enseignants, chercheurs, psychomotriciens, éducateurs de jeunes enfants,...) sur la thématique du développement de la conscience de l’écrit, du langage et des représentations des jeunes enfants aveugles ou amblyopes.

Logo Europe Coménius


La déficience visuelle limite les expériences perceptives précoces. Un tout petit enfant aveugle (3-6 ans) ne voit pas les images, ne peut suivre les mouvements des objets.
La littérature enfantine lui est difficilement accessible et le bain conversationnel qui l’entoure s’appuie sans cesse sur des références visuelles. Les professionnels qui interviennent auprès de jeunes enfants déficients visuels déplorent un manque d’outils pour palier à ce problème. Ils disent leur manque de temps pour fabriquer le matériel manquant, ...

Or, il existe des initiatives isolées, des outils "faits mains" formidables qui ont demandé beaucoup d’investissement humain, et qui mériteraient d’être connus et utilisés plus largement. On constate aussi que les parents sont démunis face aux besoins spécifiques de leurs jeunes enfants déficients visuels.

Logo Comenius 2

 

Les activités du réseau s’organiseront, durant 36 mois, autour :

  • de transferts de pratiques et d’échanges, qui s’appuieront sur une plateforme Internet et sur des conférences transnationales
  • d’ingénierie et d'expérimentation d’approches pédagogiques en direction des enfants et de leurs parents.

 

Avec, pour impacts attendus, la mise en perspective :

  • de pédagogies renouvelées et adaptées en matière de soutien langagier dans la découverte du monde qui entoure l’enfant déficient visuel, afin qu’il puisse mieux relier, à partir de son équipement perceptif spécifique, les mots qui s’y réfèrent et l’écrit comme supports de symbolisation,
  • de démarches permettant de renforcer la capacité des parents de jeunes enfants déficients visuels à mieux les accompagner dans la conquête de leur autonomie future. Le budget total du projet se monte à 539 232 euros, financé à hauteur de 75% par l’Union Européenne (soit 402 896 euros) et 25% par Fonds Propres (136 426 euros).

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LEONARDO "PASSEMPLOI"

Logo Europe Passemploi

 

Le travail constitue, notamment pour les aveugles, le principal facteur d’intégration sociale, non seulement par les revenus qu’il apporte, mais aussi car il permet à ces personnes de vivre au quotidien parmi les autres.
Or, dans de très nombreux pays en Europe, on estime encore aujourd’hui à plus de 70% le taux de chômage des personnes aveugles en âge de travailler.

 

Plusieurs freins ont été identifiés pouvant expliquer ce constat :

  • le manque d'information des employeurs, quant aux compétences des personnes déficiences visuelles, aux possibilités d'adaptation des postes, ...
  • des structures d'accompagnement professionnel qui sont elles aussi mal informées et peu outillées pour sensibiliser les chefs d'entreprises,
  • mais surtout un grand nombre d'opérateurs aux démarches complexes et insuffisamment en phase.

 

Logo Pass'emploi

Les partenaires du projet Passerelles vers l'emploi ont donc pour ambition d'améliorer de façon durable les conditions pour l’insertion professionnelle du public déficient visuel, en agissant contre le cloisonnement entre le milieu de l'insertion professionnelle et le monde de l'entreprise. Ce décloisonnement se traduira par la définition de postes de médiateurs au sein de ces structures.

Le Contexte

un chômage record pour les personnes déficientes visuelles. Dans de très nombreux pays en Europe, on estime encore aujourd’hui à plus de 70% le taux de chômage des personnes aveugles en âge de travailler.
La population des personnes aveugles enregistre un pourcentage de chômeurs très supérieur à celui de la population générale, les taux record (plus de 50%) étant enregistrés en Allemagne, Angleterre, France ou Danemark et au Luxembourg.
Trois de ces pays ont pourtant promulgué des lois pour protéger l’emploi des personnes handicapées, quatre d’entre eux disposent d’un secteur protégé.
La proportion d’inactifs augmente en revanche avec le degré de sévérité de la déficience visuelle. Alors que les malvoyants légers ne sont pas plus concernés par l’inactivité que l’ensemble de la population (6% contre 6%), la proportion d’inactifs atteint 25% parmi les malvoyants moyens et 62% parmi les aveugles et malvoyants profonds. Cette situation traduit vraisemblablement un phénomène de renoncement à l’emploi lié à la sévérité de la déficience visuelle.

Objectifs du projet 

  •  Améliorer de façon durable les conditions pour l’insertion professionnelle du public déficient visuel, en agissant contre le cloisonnement entre le milieu de l'insertion professionnelle et le monde de l'entreprise, et donc contre les freins de l’intégration professionnelle du public DV afin de créer des passerelles durables entre le "milieu de l'insertion professionnelle" et le "monde de l'entreprise".
  • Par un partenariat direct entre :
  1. des structures travaillant pour les personnes DV (FAF en France, Union des Aveugles Italiens,...)
  2. des organismes de formation / d'accompagnement à l'intégration professionnelle (type Chambre de Métiers, Centre de formation, structure d'insertion,...)
  3. des entreprises (par le biais du répertoire des métiers, Club d'entreprise, organisation professionnelle,...)

Résultats escomptés :

  1. Charte à destination des accompagnants vers la formation et l’emploi et les entreprises ;
  2. Formation adaptée : module de formation à destination des médiateurs internes (utilisable par les organismes d’accompagnement vers l’emploi, centre de formation...) ;
  3. Formation adaptée : module de formation à destination des médiateurs externes (utilisable par les entreprises, les organismes professionnels, les groupements d’employeurs...) ;
  4. Guide des bonnes pratiques : plaquette de communication/sensibilisation à destination des structures d’accompagnement ver la formation et l’emploi et la sphère privée ;
  5. Site web complet/base de données pour tout public et utilisables par des voyants ou déficients visuels ;
  6. Plan d’action de chaque partenaire pour faire face aux divers freins existants et précisant les modalités de continuité et de transfert des résultats au-delà de la durée du projet. Ceci s’adresse à l’ensemble des partenaires du projet ;
  7. Outils de suivi et de démarche qualité du projet : référentiels d’évaluation, indicateurs, tableaux de bord, ... à destination des partenaires du projet.

Lire le rapport du séminaire final (format Word)

Le site internet du projet Pass'Emploi


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ACTIONS INNOVANTES

Logo, l'Europe s'engage en FranceDans de nombreux pays en Europe, on estime aujourd’hui à plus de 70% le taux de chômage des personnes aveugles en âge de travailler. En France, un million et demi de personnes souffrent de déficience visuelle plus ou moins profonde. Parmi elles, la population en âge de travailler était constituée, en 2000, d’environ 100 000 personnes, et serait un peu supérieure aujourd’hui. Cette population connaît un taux de chômage particulièrement élevé.

La loi handicap du 11/02/2005 est venue renforcer les mesures incitatives mais aussi les sanctions financières pour les employeurs qui ne respectent pas l’obligation d’emploi de travailleurs handicapés, et réaffirmer le principe de non-discrimination à l’embauche : l’employeur doit prendre les mesures appropriées pour permettre au travailleur handicapé d’accéder à un emploi, de le conserver et d’y progresser.

Son application dans les faits se heurte à plusieurs limites, parmi lesquelles le manque d’informations, les représentations négatives sur les contraintes posées par le recrutement et/ou la collaboration avec des salariés handicapés visuels, la crainte de perte de productivité,...
Ainsi, la question de la maîtrise de l’outil informatique par ces publics est un enjeu majeur, car l’usage de technologies nouvelles permet de compenser partiellement la cécité dans le domaine professionnel ; l’ordinateur permet à un aveugle de "lire" un texte sur son écran à l’aide d’une synthèse vocale et/ou d’une plage braille.
Néanmoins, des difficultés subsistent s’agissant de la compatibilité entre les logiciels pour voyants et malvoyants, pouvant rendre impossible l’accès au document affiché à l’écran des formats indispensables pour certaines professions (ex : fichiers PDF, tableurs).
En cas de difficulté de ce type, de panne ou de mauvaise manipulation de ces outils spécifiques, entreprises et salariés handicapés peuvent se trouver démunis. Le projet vise à favoriser l’insertion professionnelle des adultes handicapés visuels, en rapprochant les réseaux des associations de personnes aveugles ou malvoyantes et des entreprises, autour du développement d’une solution innovante et spécifique d’assistance et dépannage informatique. Le projet vise à créer un cadre d’échanges et de collaboration entre le réseau de la Fédération des Aveugles et Handicapés Visuels de France (avec la participation de l'Union des Aveugles et Handicapés de la Vue de Montpellier, de l'Amitié des Déficients Visuels de Lyon, de l'Association Régionale des Aveugles et Malvoyants de Paris et d'Île de France, du Groupement d’Action pour l’Insertion et la Promotion des Aveugles et Amblyopes de la Région Auvergne, de l'Association des Aveugles et Handicapés Visuels d'Alsace et de Lorraine) et :

  • le réseau du Mouvement des Entreprises de France (MEDEF)
  • les organisations consulaires – Chambres de Commerce et d’Industrie, Chambres de Métiers,...
  • et les partenaires transnationaux Verein iq Institut für Qualifizierung e.V. (Allemagne) et TECFOR (Italie) ...autour du développement d’un service innovant d’assistance / dépannage informatique pour les entreprises et leurs salariés déficients visuels.

Ce nouveau service:

  • proposera un cadre sécurisant aux entreprises – et notamment aux PME et TPE – qui souhaitent recruter une personne handicapée visuelle mais pour lesquelles la crainte de difficultés techniques en matière informatique constitue un frein.
  • créera les conditions du maintien dans l’emploi de ces personnes, en intégrant de manière continue les nouveaux besoins issus des évolutions technologiques.
  • et viendra renforcer les dispositifs existants destinés à accompagner les entreprises dans le respect de leur obligation d’atteindre un taux de 6% de travailleurs handicapés dans leurs effectifs.

Le développement de ce service aux entreprises prendra appui sur une expérimentation développée par le Groupement d’Action pour l’Insertion et la Promotion des Aveugles et Amblyopes de la Région Auvergne (GAIPAR), membre de la FAF. Depuis 2 ans, GAIPAR propose aux particuliers aveugles et/ou malvoyants un service de dépannage informatique à distance ou à domicile réalisé par un Technicien en Maintenance Informatique, lui-même aveugle. Ce service aux particuliers s’organise autour de l’initiation à l’informatique, de l’accompagnement à la prise en main des outils spécifiques, de l’installation et de la configuration de matériels, et du dépannage par téléphone, via Internet ou à domicile. De fait, cet informaticien a développé des compétences et un savoir-faire inédits - et aujourd’hui informels - en matière d’assistance et de dépannage relatifs aux difficultés particulières qui peuvent se poser aux personnes handicapées visuelles dans le maniement de l’outil informatique et des matériels pour personnes aveugles. Cette prestation a fait la démonstration de sa pertinence, comme en témoigne la montée en charge régulière de ce dispositif et la satisfaction de ses utilisateurs (Cf rapport joint en annexe).

Le projet "Réseaux pour le développement d’un service d’assistance aux entreprises visant l’insertion professionnelle des personnes handicapées visuelles" ambitionne donc de capitaliser et modéliser cette expérimentation, et d’en tirer des enseignements pour réaliser, en collaboration avec les réseaux d’entreprises associés, l’ingénierie d’un service d’assistance / dépannage qui répondra précisément à leurs besoins, lorsqu’elles ont des salariés déficients visuels. Il s’agira également de mettre en perspective, sur 2009, le développement d’une formation spécifique de "Technicien en Maintenance Informatique spécialisé dans les technologies du handicap visuel".
Plus globalement, cette opération permettra de conduire un travail d’information et de sensibilisation des entreprises autour de la non-discrimination des personnes handicapées, pilier de la loi du 11/02/2005.

Les résultats attendus sont les suivants

Pour les fédérations et associations d’aveugles et de malvoyants :

  • Le développement de relations collaboratives avec le réseau des entreprises locales sur chacun des territoires cibles.
  • Un service de dépannage informatique en direction des particuliers, modélisé et susceptible d’être diffusé au sein du réseau national.
  • En effet, ce service, expérimenté en Auvergne, a fait la démonstration de sa capacité à préserver l’employabilité de personnes salariées et à améliorer leur autonomie au quotidien.
  • Un service opérationnel de dépannage informatique en direction des entreprises collaborant avec des personnes aveugles ou malvoyantes ou envisageant d’en recruter.
  • Pour les entreprises : - Un service de dépannage informatique permettant de les sécuriser - sur le plan des nouvelles technologies et de l’informatique - dans leur démarche de recrutement de salariés aveugles ou malvoyants et/ou dans le cadre de leurs collaborations en cours avec ce public - Un nouveau dispositif les soutenant dans l’obligation qui leur est faîte par la loi d’atteindre un taux de 6% de travailleurs handicapés dans leurs effectifs.

A terme, pour les personnes handicapées visuelles :

  • Une amélioration de leur employabilité, en termes d’accès et de maintien dans l’emploi.
  • Un nouveau métier accessible : Technicien de Maintenance Informatique, spécialisé dans les technologies de compensation du handicap visuel.

Documentation "Actions Innovantes Transnationales" :

Téléchargez les actes_de la rencontre_transnationale du 16 décembre au format Word - 920 Ko

Téléchargez le cahier des_charges_du service d'assistance informatique_aux entreprises au format Word - 861 Ko

Téléchargez le guide pour la mise en place d'un service informatique aux particuliers au format Word - 1,83 Mo

Téléchargez le référentiel de competences - Technicien de maintenance spécialisé dans les technologies de compensation du handicap au format Word - 871 Ko

 

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PROJET C.L.E.

Logo, l'Europe s'engage en FranceEn France, au-delà des corrections dues au vieillissement, environ 10% de la population connaît des difficultés visuelles à des degrés divers.

Et si, grâce aux progrès thérapeutiques, le nombre des aveugles est en diminution, le nombre des malvoyants s'accroît en revanche régulièrement.

Sur la base d'informations croisées, issues des services de santé, des CDES, des Cotorep et du ministère des Finances, on estimait en janvier 2000 à 77 000 le nombre d'aveugles en France et en IdF à 16.000 (1 français sur 1000) ; à 770.000 (1 français sur 100) le nombre des malvoyants (ou "amblyopes") et plus de 150.000 en IdF. Parmi ces personnes, la population en âge de travailler était constituée en 2000, d'environ 100 000 personnes handicapées visuelles -elle serait un peu supérieure aujourd'hui -avec 15 000 aveugles et 85 000 malvoyants.

Toutes ces personnes ont, au fil du temps, une espérance de plus en plus grande d'accéder à l'emploi. Les connaissances acquises sur la perception permettent de déterminer les facteurs de performance visuelle et d'adapter l'environnement des malvoyants pour une optimisation de leurs capacités sensorielles. L'usage de technologies nouvelles permet de compenser, en partie tout au moins, la cécité, dans le domaine professionnel.

L'introduction de nouvelles technologies constitue tout à la fois un avantage et un handicap supplémentaire pour les personnes handicapées visuelles : un avantage, quand elles permettent de contrebalancer le handicap visuel, un handicap lorsque leur introduction a pour conséquence de rendre difficile, voire impossible le maintien dans l'emploi de ces personnes. Ainsi, comme chacun sait, l'ordinateur permet à un aveugle de "lire" un texte sur son écran à l'aide d'une synthèse vocale et/ou d'une plage braille -plage qui lui permet également de taper les textes nécessaires à son activité quotidienne. Néanmoins, des difficultés subsistent, rendant impossible l'accès au document affiché à l'écran, dans le cas de fichiers au format PDF, (ou de tableurs) : des formats indispensables pour certaines professions, comme les kinésithérapeutes en cabinet. De même, les postes de standardistes sont en forte diminution, à cause, d'une part, de la généralisation des standards automatiques et, d'autre part, de la demande concomitante des employeurs qui attendent de la personne chargée du standard téléphonique qu'elle renseigne les clients, oriente les réclamations, ou remplisse une fonction commerciale -toutes activités auxquelles le (la) standardiste aveugle en poste ou à la recherche d'un emploi n'a pas été préparé(e).

Parallèlement à cette évolution -qui tend à réduire le nombre des métiers susceptibles d'être occupés par des personnes handicapées visuelles -les jeunes aveugles ont le désir de plus en plus marqué d'avoir une vie professionnelle "normale". Deux raisons sont à l'origine de cette tendance : une première liée à l'idéologie ambiante, qui fait que les jeunes aveugles revendiquent leur droit à une pleine inclusion sociale et professionnelle, une deuxième qui concerne principalement les femmes aveugles désireuses aujourd'hui d'être autonomes.

La FAF dispose depuis 2001, d'un réseau de femmes (handicapées), au travers duquel s'expriment les attentes de ces personnes : y figure en bonne place la volonté de monter une micro-entreprise dans les services : un grand nombre de femmes aveugles préfèreraient exercer une activité indépendante plutôt qu'une activité salariée. Ceci s'explique. En France, les femmes ont des conditions d'emploi et de salaire moins favorables que les hommes et doivent, contrairement à leurs collègues masculins, assumer les charges de la vie familiale : charges d'autant plus lourdes pour une femme aveugle que son handicap complique les tâches domestiques. Il est de plus peu d'entreprises qui facilitent aisément les aménagements d'horaires dont leurs employés handicapés aimeraient bénéficier ne fut-ce qu'en raison de leur difficulté à prendre les transports en commun aux heures de pointe.

Enfin, la grande enquête menée par l'INSEE de 1998 à 2001 "Handicaps, incapacités, dépendance", a permis de réaliser des évaluations de la situation des personnes handicapées qui ont permis d'obtenir une vision d'ensemble de la situation, ce que ne permettaient pas les études parcellaires qui avaient été menées jusqu'alors.

Ainsi, un diagnostic de la situation a été établi qui constitue le fondement des activités prévues au projet pour donner, dans tous les domaines afférents au travail, une vraie égalité des chances aux aveugles et aux malvoyants et en même temps, des chances égales aux femmes qui souffrent, elles, d'un double handicap : le handicap visuel et le genre.

Enfin, il faut relever que la situation de l'emploi des personnes handicapées visuelles est sur le point d'être profondément modifiée, du fait de la révision de la Loi d'Orientation de 1975 (Loi cadre) entreprise par le législateur en accord avec les associations. L'objectif de cette révision est de promouvoir l'emploi des personnes handicapées visuelles en supprimant les freins que constituait, pour elles, la question du plafond de ressources et aussi, de favoriser l'emploi ou le retour à l'emploi des personnes handicapées en le facilitant (introduction de quotas et création d'un fonds pour l'aménagement des postes de travail dans le secteur public). Ainsi, il est prévisible qu'à brève échéance, la vie quotidienne, sociale et professionnelle des personnes handicapées visuelles soit appelée à changer profondément.

C'est pourquoi, la FAF a décidé avec ses partenaires (P.D.D.: partenariat de développement) de répondre à la situation décrite de la manière suivante :

  • faire évoluer les métiers traditionnels de façon à favoriser l'emploi et le maintien dans l'emploi des femmes et des hommes aveugles ou malvoyants, en s'appuyant sur la nouvelle loi concernant "l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées".
  • ouvrir de nouvelles filières professionnelles aux personnes handicapées visuelles en utilisant les possibilités désormais ouvertes par l'application de la Loi
  • coopérer avec le milieu de l'entreprise en vue d'intégrer les personnes handicapées visuelles dans le marché de l'emploi
  • faciliter la création de TPE (très petites entreprises).

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